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Le libre accès (accès ouvert) : définition, coûts et publication gratuite

Le libre accès, ou accès ouvert (open access), rend la recherche lisible gratuitement en ligne et, au sens plein, réutilisable sous une licence ouverte comme CC BY. Publier a pourtant un coût : dans la voie dorée ou hybride, l'auteur paie souvent des frais de publication (APC) ; dans la voie diamant, une institution ou une communauté les prend en charge, et ni l'auteur ni le lecteur ne paient.

Par Mohamed-Akram Lamhour · À propos et méthodologie · Mis à jour : octobre 2026

Qu'est-ce que le libre accès ?

Le libre accès (on dit aussi accès ouvert, ou open access) désigne la mise à disposition gratuite, immédiate et en ligne des résultats de la recherche, assortie du droit de les réutiliser. La définition fondatrice est celle de l'Initiative de Budapest pour l'accès ouvert (2002) : une disponibilité gratuite sur l'internet public, permettant à chacun de lire, télécharger, copier, distribuer, imprimer, rechercher ou pointer vers le texte intégral des articles, de les fouiller automatiquement et de les utiliser à toute autre fin légale, « sans barrière financière, légale ou technique autre que celles indissociables de l'accès à l'internet ».

Cette définition comporte deux volets, que le philosophe Peter Suber a appelés gratis et libre :

Le libre accès ne dit rien de la qualité. Un article en accès ouvert dans une revue sérieuse passe par la même évaluation par les pairs qu'un article sur abonnement ; ce qui change, c'est qui peut le lire et qui paie. Le principe vaut aussi pour les livres, les thèses et les données, mais cette page porte surtout sur les articles de revues, là où les questions d'argent pèsent le plus sur les chercheurs.

Petite histoire : de Budapest à Bengaluru

Né dans les années 1990 à l'initiative des chercheurs, le libre accès est devenu une politique publique dans les années 2010 et 2020. Les principales étapes :

Les licences ouvertes : ce que permettent CC BY et les autres

C'est la licence ouverte qui transforme « gratuit à lire » en véritable accès ouvert : elle indique d'avance à chacun ce qu'il peut faire de l'œuvre sans demander d'autorisation. Presque toutes les revues en accès ouvert utilisent les licences Creative Commons :

Avec la plupart des licences ouvertes, les auteurs conservent leurs droits. Les critères du DOAJ précisent qu'une mention « tous droits réservés » n'est jamais appropriée pour un contenu en accès ouvert.

Les voies du libre accès : diamant, dorée, verte, hybride, bronze et noire

Les « couleurs » de l'accès ouvert indiquent où un article est rendu accessible et qui paie. Ce sont des étiquettes d'usage, pas des catégories juridiques, et certaines sources les regroupent autrement (par exemple en faisant du diamant une variante de la voie dorée). Pour une comparaison détaillée des trois voies principales, voir notre guide diamant, doré, vert.

La voie diamant (ou platine)

Les revues diamant publient tout en accès ouvert et ne font payer ni les lecteurs ni les auteurs. Une université, un organisme de recherche, une société savante, un consortium de bibliothèques ou un État couvre les coûts. Exemples : SciPost Physics, le Journal of Statistical Software ou Documenta Mathematica. Les revues diamant sont le cœur de ce site.

La voie dorée

Les revues dorées sont entièrement en accès ouvert, mais beaucoup se financent par des frais de publication, les APC (article processing charges), payés par l'auteur, son établissement ou son financeur. PLOS ONE et Scientific Reports, par exemple, affichent dans le DOAJ des APC d'environ 2 500 à 2 900 dollars US. L'article est gratuit à lire, le plus souvent sous licence CC BY.

La voie verte (auto-archivage)

Dans la voie verte, l'auteur dépose une version de son article dans une archive ouverte : archive disciplinaire comme arXiv ou PubMed Central, archive nationale comme HAL, ou dépôt institutionnel. La version déposée est en général la prépublication ou le manuscrit auteur accepté (après évaluation, avant la mise en page de l'éditeur). Les éditeurs imposent souvent un embargo avant la diffusion du manuscrit accepté, couramment de six, 12 ou 18 mois. La voie verte ne coûte rien à l'auteur, et de nombreux financeurs exigent désormais un embargo nul.

La voie hybride

Une revue hybride est une revue sur abonnement qui ouvre un article donné si des APC sont payés. Les bibliothèques continuent de payer l'abonnement pour le reste de la revue : on parle de « double paiement » (double dipping). Les APC hybrides sont en moyenne les plus chers : selon Delta Think, les tarifs catalogue des revues entièrement ouvertes représentent environ les deux tiers de ceux des revues hybrides. Nature est un exemple de revue hybride.

La voie bronze

Un article bronze est gratuit à lire sur le site de l'éditeur, mais sans licence ouverte : les droits de réutilisation sont flous et l'éditeur peut le remettre derrière un péage. Le terme a été proposé par une étude de 2018 parue dans PeerJ, selon laquelle le bronze était alors la forme d'accès gratuit la plus fréquente.

La voie noire

L'accès ouvert « noir » désigne les copies diffusées sans autorisation des ayants droit par des bibliothèques clandestines comme Sci-Hub ou Library Genesis ; l'expression a été popularisée par un article de Bo-Christer Björk en 2017. Ces sites sont très utilisés, mais ils enfreignent le droit d'auteur dans la plupart des pays ; en 2017, un tribunal américain a accordé à Elsevier 15 millions de dollars de dommages contre Sci-Hub et LibGen. Nous les citons par souci d'exhaustivité, pas comme une recommandation : les voies légales décrites plus bas (trouver un article en accès ouvert) mènent souvent au même texte.

Tableau comparatif

VoieOù l'article est ouvertCoût pour le lecteurCoût pour l'auteurLicence habituelleExemple
DiamantRevue en accès ouvert financée par des institutions ou des communautésGratuitAucunCC BY ou autre CCSciPost Physics
DoréeRevue entièrement ouverte, souvent financée par des APCGratuitAPC, souvent payés par l'établissement ou le financeurCC BYPLOS ONE
VerteCopie en archive ouverte (prépublication ou manuscrit accepté)Gratuit, parfois après embargoAucunVariable ; CC BY avec la rétention des droitsarXiv, PubMed Central, HAL
HybrideArticle isolé dans une revue sur abonnementGratuit pour cet articleAPC, en général les plus élevésCC BYNature
BronzeSite de l'éditeur, sans licenceGratuit tant que l'éditeur le veutAucunAucuneAnciens numéros ouverts
NoireBibliothèques clandestinesGratuit, mais illiciteAucunAucuneSci-Hub

Qui paie le libre accès ?

Le lecteur ne paie jamais ; le coût se déplace vers les auteurs, les établissements, les financeurs ou la communauté qui fait vivre la revue. Tout dépend du modèle économique.

Les frais de publication (APC)

Les APC sont des frais facturés une fois l'article accepté. Les montants varient énormément :

Les accords transformants (« lire et publier »)

De nombreuses bibliothèques négocient désormais des accords dans lesquels l'argent des abonnements couvre aussi la publication en accès ouvert de leurs chercheurs. Les accords allemands du Projekt DEAL avec Wiley, Springer Nature et Elsevier sont parmi les plus connus, et le registre ESAC en recense les conditions dans le monde entier. Pour l'auteur éligible, les APC deviennent invisibles. Leurs critiques, dont les recommandations BOAI20, estiment que ces accords renforcent les plus grands éditeurs et laissent les auteurs des établissements sans accord, c'est-à-dire la plupart des établissements des pays du Sud, face au tarif plein.

Exonérations et réductions

Beaucoup d'éditeurs exonèrent ou réduisent les APC pour les auteurs des pays à faible revenu. Elsevier, par exemple, accorde une exonération totale lorsque tous les auteurs relèvent d'établissements de pays du « groupe A » de Research4Life, et une réduction de 50 % pour le « groupe B », mais pas dans ses revues hybrides. Ces exonérations sont discrétionnaires, exigent en général que tous les coauteurs soient éligibles et dépendent de listes de pays à vérifier avant de soumettre.

Comment se financent les revues diamant

Il n'existe pas de modèle économique unique. L'étude OA Diamond Journals commandée par la cOAlition S montre que 60 % des revues diamant reposent sur des bénévoles, que 53 % fonctionnent avec moins d'un équivalent temps plein et que 70 % déclarent moins de 10 000 €/$ de coûts annuels. Leur financement, en argent ou en nature, vient surtout des universités et des organismes de recherche, mais aussi :

L'accès ouvert diamant en chiffres

Les revues diamant sont majoritaires parmi les revues en accès ouvert, mais elles publient une minorité des articles en accès ouvert. Dans l'instantané du DOAJ utilisé par ce site (octobre 2026), 14 571 des 23 657 revues recensées (62 %) ne facturent ni APC ni autres frais. Parmi elles, 4 279 sont classées par SCImago/Scopus et 711 figurent dans le premier quartile (Q1) d'au moins une catégorie.

QuartileRevues Scopus sans APC
Q1711Liste complète →
Q21 020Liste complète →
Q31 325
Q41 197

Ces revues sont aussi très internationales : les revues diamant de notre base viennent de 132 pays et publient dans 84 langues.

Pays de l’éditeurRevues diamantDans Scopus
Brésil1 227217
Indonésie1 18859
Espagne981481
Pologne800286
États-Unis670246
Turquie670128
Iran608176
Russie562207
Royaume-Uni524237
Italie482177
Colombie462119
Argentine40863

L'étude la plus complète du secteur, l'OA Diamond Journals Study (Bosman et al., 2021), a établi que :

De nouvelles infrastructures les rendent plus visibles. Le Diamond Discovery Hub, lancé en 2025 par le projet CRAFT-OA et rattaché au European Diamond Capacity Hub, a dépassé les 4 000 revues diamant vérifiées en juillet 2026. Le texte BOAI20 rappelait qu'en janvier 2022, seules 30,4 % des revues du DOAJ facturaient des APC.

Les politiques de libre accès en 2026

La plupart des grands financeurs publics exigent désormais que les articles qu'ils financent soient ouverts dès leur publication ; ils divergent sur la prise en charge des frais et sur la licence exigée. Où en est-on en octobre 2026 ?

Le Plan S et la cOAlition S

Le Plan S a été lancé le 4 septembre 2018 par la cOAlition S, qui réunit aujourd'hui 28 financeurs, dont l'Agence nationale de la recherche (ANR), Wellcome, la Fondation Gates, l'Organisation mondiale de la santé, UK Research and Innovation et le Conseil supérieur pour la science et la technologie de Jordanie. Depuis 2021, les articles financés doivent être ouverts dès publication sous licence CC BY, dans une revue ou une plateforme en accès ouvert ou par dépôt immédiat en archive ouverte ; le financement des accords transformants a pris fin le 31 décembre 2024, et les financeurs « ne soutiennent pas le modèle hybride ». Leur stratégie de non-cession des droits (Rights Retention Strategy) permet d'appliquer une licence CC BY au manuscrit accepté même quand on publie dans une revue sur abonnement. La stratégie 2026–2030 de la coalition prévoit une révision des principes du Plan S, avec davantage de place pour le diamant, les prépublications et les modèles « publier, évaluer, sélectionner » (publish, review, curate).

Union européenne et Horizon Europe

Les bénéficiaires d'Horizon Europe doivent déposer chaque publication évaluée par les pairs dans une archive de confiance au moment de la publication, sous licence CC BY ou équivalente ; les frais de publication dans des revues hybrides ou sur abonnement ne sont pas remboursés. Ils peuvent publier gratuitement sur Open Research Europe, plateforme exploitée par le CERN à partir de l'automne 2026, avec près de 17 millions d'euros pour 2026–2031 apportés par la Commission européenne et 11 pays, dont la France. En mai 2023, le Conseil de l'UE a affirmé qu'un accès ouvert immédiat et sans restriction devait être la norme pour la recherche financée sur fonds publics, sans que les coûts soient supportés individuellement par les auteurs ou les lecteurs.

UNESCO

La Recommandation de l'UNESCO sur une science ouverte, adoptée à Paris le 23 novembre 2021 par les 193 États membres, est le premier texte normatif mondial sur le sujet. Elle couvre publications, données, logiciels et infrastructures.

États-Unis

Le « mémo Nelson » de la Maison-Blanche (25 août 2022) demandait aux agences fédérales de rendre accessibles sans embargo les articles financés au plus tard le 31 décembre 2025, et les NIH ont appliqué leur politique sans embargo dès le 1er juillet 2025. L'orientation a changé depuis : un rapport du Congrès de 2026 indique que le bureau de la politique scientifique « est en train d'abroger » ce mémo (House Report 119-652) ; un projet de règlement fédéral du 29 mai 2026 rendrait les APC inéligibles sur les subventions fédérales, sauf obligation légale ou accord préalable ; et les NIH envisagent de plafonner les frais de publication. Aucune de ces mesures n'était définitive au moment de la rédaction.

Ailleurs

Le libre accès en France et au Maghreb

La France dispose d'un cadre juridique et d'infrastructures publiques parmi les plus développés d'Europe, et les pays du Maghreb s'appuient sur des plateformes nationales qui hébergent gratuitement leurs revues.

Un droit de dépôt inscrit dans la loi

L'article 30 de la loi pour une République numérique (2016), codifié à l'article L533-4 du Code de la recherche, permet à l'auteur d'un article issu d'une recherche financée au moins pour moitié par des fonds publics de diffuser gratuitement son manuscrit accepté, même après avoir cédé ses droits à un éditeur. Selon le guide d'application, ce délai est « au maximum de six mois » en sciences, techniques et médecine et « de douze mois » en sciences humaines et sociales.

Des plans nationaux à la Stratégie 2026–2033

Le premier Plan national pour la science ouverte date de juillet 2018 ; le deuxième (2021–2024) visait « 100 % de publications en accès ouvert en 2030 ». Le 16 septembre 2026, le ministère a publié la Stratégie de science ouverte 2026–2033, qui prend le relais des deux plans. Elle fixe comme cibles que 100 % des articles français soient en accès ouvert et déposés dans HAL, prévoit de « travailler à l'extinction du paiement unitaire des frais de publication (APC) » et de soutenir l'édition sans frais de publication (« diamant »).

Selon le Baromètre de la science ouverte (édition 2025), 62 % des publications françaises de 2024 sont en accès ouvert, un niveau interprété comme un plateau depuis 2022, et 76 % des thèses de doctorat sont ouvertes.

HAL et les revues françaises

HAL, l'archive ouverte nationale créée en 2001 et pilotée par le CCSD, comptait 1 594 705 documents en texte intégral selon son bilan 2025. Côté revues, la France est un pays du diamant : dans les données du DOAJ utilisées par ce site, environ neuf revues françaises sur dix ne facturent aucuns frais, notamment grâce à des plateformes comme OpenEdition. Voir les revues diamant françaises et les revues publiant en français.

Maroc et Algérie : des plateformes nationales

Pour les chercheurs du Maghreb, une revue diamant classée dans Scopus coche donc souvent toutes les cases : gratuite, reconnue et accessible. Voir les pages Maroc, Algérie et monde arabe.

Avantages, critiques et débat sur l'avantage de citation

Le libre accès élargit le lectorat et la réutilisation ; ses principaux problèmes tiennent à son financement. Les deux côtés du débat méritent d'être exposés.

Les avantages

Le libre accès augmente-t-il les citations ?

Peut-être, mais les preuves sont plus fragiles qu'on ne le dit souvent. Une vaste analyse de 2018 a trouvé que les articles en accès ouvert recevaient 18 % de citations de plus que la moyenne, surtout grâce aux voies verte et hybride. Mais une revue systématique de 2021 portant sur 134 études montre que 47,8 % confirment un avantage de citation, 27,6 % n'en trouvent aucun et 23,9 % seulement dans certains sous-groupes ; trois études seulement présentaient un faible risque de biais, et leurs conclusions divergeaient. Le seul essai contrôlé randomisé a conclu que les articles en accès ouvert n'étaient cités ni plus souvent ni plus tôt que les articles sur abonnement sur trois ans. Un effet de sélection (les auteurs ouvrent leurs meilleurs articles) explique sans doute une partie de l'avantage observé. Publiez en accès ouvert pour la diffusion et la réutilisation, pas pour une hausse garantie de vos citations.

Les critiques

Comment publier en libre accès gratuitement

Le moyen le plus direct de publier en accès ouvert sans payer est de choisir une revue diamant adaptée à votre article et conforme aux exigences de votre établissement. Voici la démarche avec les outils gratuits de ce site :

  1. Dresser une liste. Parcourez le moteur de recherche de revues diamant par discipline, pays ou langue (par exemple le français), ou collez votre résumé dans l'outil d'appariement par IA, qui tourne sur votre appareil et le compare au champ de chaque revue.
  2. Vérifier l'adéquation. Lisez les objectifs et le champ de la revue et parcourez deux ou trois numéros récents. Une revue qui a publié des articles proches du vôtre ces deux dernières années est un meilleur choix qu'une revue au champ vague.
  3. Vérifier le classement. Si votre établissement demande un quartile, filtrez par quartile SCImago et lisez comment fonctionnent les quartiles ; une revue peut être Q1 dans une catégorie et Q3 dans une autre. Listes toutes prêtes : revues classées Scopus sans APC et revues Q1 gratuites.
  4. Contrôler l'indexation Scopus par ISSN. Les classements sont mis à jour une fois par an et des revues sont parfois retirées. Vérifiez le statut actuel avec le vérificateur d'indexation Scopus et notre guide pas à pas.
  5. Écarter les revues prédatrices. Vérifiez que la revue figure au DOAJ, que son comité éditorial est réel et joignable, qu'elle décrit son évaluation par les pairs et qu'elle ne promet pas une acceptation en quelques jours. Voir la liste de contrôle des revues prédatrices.
  6. Confirmer l'absence de frais, par écrit. Cherchez dans les instructions aux auteurs d'éventuels frais de soumission, de page ou de couleur. Une revue diamant indique clairement qu'elle ne facture rien.
  7. Soumettre, puis déposer une copie. Après acceptation, déposez votre manuscrit accepté dans HAL, dans l'archive de votre établissement ou dans une archive disciplinaire, et vérifiez la licence exigée par votre financeur.
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Comment trouver la version en accès ouvert d'un article

Il existe souvent une copie gratuite et légale d'un article payant, dans une archive ouverte ou sur la page de l'auteur. Essayez, à peu près dans cet ordre :

Questions fréquentes

Les revues en libre accès sont-elles évaluées par les pairs ?

Oui, pour les revues sérieuses. L'accès ouvert concerne la diffusion, pas l'évaluation. Le DOAJ, par exemple, n'inscrit que des revues dont tous les articles sont évalués par au moins deux relecteurs indépendants (ou deux éditeurs en arts et sciences humaines). Les prépublications font exception : elles sont diffusées avant évaluation et signalées comme telles.

Publier en accès ouvert, est-ce gratuit ?

Pas toujours. Les revues diamant et l'auto-archivage (voie verte) sont gratuits pour l'auteur ; les revues dorées et hybrides facturent en général des APC, que votre bibliothèque ou votre financeur peut prendre en charge via un accord. Dans le DOAJ, 62 % des revues ne facturent rien ; vous pouvez les filtrer dans le moteur de recherche.

Quelle différence entre accès ouvert et accès gratuit ?

L'accès gratuit (ou bronze) permet de lire l'article sans payer. L'accès ouvert y ajoute une licence ouverte qui autorise la réutilisation, et l'ouverture est définitive : un éditeur peut retirer un accès gratuit à tout moment, mais pas révoquer une licence CC BY déjà accordée.

Les revues en libre accès sont-elles indexées dans Scopus ?

Beaucoup le sont. Scopus sélectionne les revues sur des critères de qualité, pas sur leur modèle économique. Dans notre base, 4 279 revues diamant ont un classement SCImago/Scopus. Être au DOAJ n'implique pas d'être dans Scopus : vérifiez toujours l'ISSN.

Que signifie la licence CC BY ?

CC BY est la licence Creative Commons Attribution. Chacun peut partager, adapter et réutiliser l'œuvre à toute fin, y compris commerciale, à condition de créditer les auteurs, d'indiquer la licence et de signaler les modifications. La plupart des politiques de libre accès des financeurs l'exigent.

Les revues en libre accès sont-elles prédatrices ?

Non. Les revues prédatrices sont une minorité qui exploite le modèle des APC ; la grande majorité des revues en accès ouvert, et les revues diamant sérieuses du DOAJ, pratiquent une évaluation normale. Consultez notre guide des revues prédatrices avant de soumettre.

Puis-je ouvrir un article publié dans une revue sur abonnement ?

Le plus souvent, oui, par la voie verte. En France, si votre recherche est financée au moins pour moitié sur fonds publics, la loi pour une République numérique vous permet de diffuser le manuscrit accepté après un embargo maximal de 6 mois (sciences, techniques, médecine) ou 12 mois (sciences humaines et sociales), même si vous avez cédé vos droits. Ailleurs, consultez la politique de la revue dans Open Policy Finder (ex-Sherpa Romeo) et les règles de votre financeur.

Diamant ou doré : lequel choisir ?

Pour le lecteur, c'est identique : gratuit et sous licence ouverte. La différence est le payeur : en voie dorée, l'auteur ou son établissement paie en général des APC ; en voie diamant, personne ne paie pour publier. La qualité dépend de la revue, pas de la couleur ; voir notre comparatif diamant, doré, vert.

Sources